Le Somaliland réitère sa demande de reconnaissance internationale face à Londres

Lors d’un entretien exclusif accordé au *Telegraph*, le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdillahi (surnommé Irro), a appelé le Royaume-Uni à reconnaître officiellement l’indépendance de cette région de la Corne de l’Afrique. Selon lui, le Somaliland a déjà satisfait à l’ensemble des critères internationaux requis pour accéder au statut d’État souverain, notamment en matière de stabilité politique, de gouvernance démocratique et de développement économique. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie diplomatique visant à renforcer la légitimité internationale d’un territoire qui a proclamé son indépendance en 1991, mais dont la souveraineté reste contestée par la communauté internationale. Le président Irro a souligné que le Somaliland, doté d’une monnaie stable, d’élections pluralistes et d’une sécurité intérieure relative, constitue un partenaire fiable pour les puissances occidentales, notamment dans la lutte contre le terrorisme et la piraterie en mer Rouge. Cette initiative intervient alors que le Royaume-Uni, ancien puissance coloniale, pourrait jouer un rôle clé dans la médiation ou l’appui à une reconnaissance formelle.

Points clés

  • Le Somaliland revendique sa reconnaissance internationale depuis 1991, date de sa déclaration d’indépendance unilatérale après la chute du régime de Siad Barre.
  • Le président Irro met en avant les progrès démocratiques du Somaliland, incluant des élections libres et une alternance pacifique au pouvoir, comme preuves de sa maturité institutionnelle.
  • La stabilité monétaire (le shilling somalilandais) et la sécurité intérieure contrastent avec l’instabilité chronique de la Somalie voisine, renforçant l’argumentaire en faveur de la reconnaissance.
  • Le Royaume-Uni, en tant qu’ancienne puissance coloniale, est perçu comme un acteur clé pour faciliter une reconnaissance internationale, notamment via des canaux diplomatiques ou économiques.
  • Cette demande s’inscrit dans une dynamique régionale où le Somaliland cherche à diversifier ses partenariats, notamment avec l’UE et les États-Unis, pour contourner l’isolement imposé par Mogadiscio.

Pourquoi c’est stratégique

Pour l’Europe et la Suisse, le Somaliland représente un partenaire stratégique dans une région instable, offrant une alternative sécurisée et stable face à la Somalie. Une reconnaissance britannique pourrait ouvrir la voie à une coopération renforcée en matière de sécurité maritime (lutte contre la piraterie), de migration et d’investissements économiques, tout en affaiblissant l’influence des groupes jihadistes. Pour Berne, cette évolution pourrait aussi servir de levier dans les négociations sur les accords commerciaux ou les partenariats énergétiques en Afrique de l’Est.


Source: Somali Dispatch (Horn of Africa)

Date de publication originale: 2026-05-24 18:12:26

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Note éditoriale: brouillon généré en français à partir d’informations publiques. À relire avant publication.