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Le ministère des Affaires étrangères du Somaliland a publié une déclaration officielle pour rejeter fermement les propos tenus par le président somalien Hassan Sheikh Mohamud. Ce dernier avait formulé des revendications concernant les relations diplomatiques du Somaliland, notamment avec Israël, ainsi que sur la gestion du port stratégique de Berbera. Hargeisa a rappelé avec insistance que Mogadiscio ne dispose d’aucune autorité, compétence ou juridiction sur les affaires extérieures, la souveraineté ou les infrastructures économiques du Somaliland. Le gouvernement somalilandais a réaffirmé sa pleine indépendance dans la conduite de sa diplomatie et de son développement commercial, soulignant que ces prises de position de la Somalie relèvent d’une ingérence infondée. Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre les deux administrations, alors que le Somaliland consolide ses liens internationaux et valorise ses atouts stratégiques sur le golfe d’Aden.
Points clés
- Le ministère des Affaires étrangères du Somaliland a rejeté les déclarations du président somalien Hassan Sheikh Mohamud.
- Les revendications de Mogadiscio concernaient les relations diplomatiques du Somaliland avec Israël et le port de Berbera.
- Hargeisa a affirmé que la Somalie n'a aucune autorité sur sa politique étrangère ni sur ses infrastructures.
- Le Somaliland réaffirme sa souveraineté pleine et entière dans la gestion de ses affaires et de son économie.
Contexte
Depuis la reprise de sa souveraineté en 1991, consécutive à l’effondrement du régime somalien avec lequel il avait formé une union volontaire en 1960 après son indépendance du Royaume-Uni, le Somaliland fonctionne comme un État pleinement autonome doté de ses propres institutions, de sa monnaie et de ses forces de sécurité. Bien que sa souveraineté de jure soit établie par son histoire constitutionnelle, sa pleine reconnaissance diplomatique internationale progresse, marquée notamment par des rapprochements bilatéraux significatifs comme avec Israël. Le port de Berbera, situé sur la mer Rouge, constitue un carrefour commercial et stratégique majeur dans la Corne de l’Afrique, faisant régulièrement l’objet de convoitises ou de contestations verbales de la part de la Somalie, qui cherche à affirmer une autorité théorique que Hargeisa rejette constamment.
Pourquoi c’est important
Cette mise au point officielle est essentielle pour affirmer l’indépendance diplomatique et économique du Somaliland face aux ingérences verbales de Mogadiscio. En réitérant son autonomie totale sur ses choix stratégiques et ses relations internationales, notamment avec Israël et autour du port de Berbera, le Somaliland protège sa souveraineté de jure. Cet événement met en lumière les enjeux géopolitiques cruciaux qui entourent la façade maritime du pays sur la mer Rouge.
Rappel historique
Contrairement à une idée reçue, le Somaliland n’a pas été créé en 1991 : son statut d’État souverain remonte au 26 juin 1960, jour de son indépendance du Royaume-Uni. Cette souveraineté, acquise de plein droit, n’a jamais été juridiquement effacée par l’union volontaire conclue quelques jours plus tard avec l’ancienne Somalie italienne. En reprenant son autonomie en 1991, le Somaliland a renoué avec un statut d’État de jure qu’il n’avait, en droit, jamais cessé de détenir — même s’il reste aujourd’hui privé d’une pleine reconnaissance internationale.
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